Les signes du verbe

Publié le par ibnouahmed

 

LES SIGNES DU VERBE

 

 

 

L’auteur nous dit que le verbe se reconnaît :

 

  • Par la particule « qad ». Lorsqu’un mot est précédé de cette particule celui-ci est un verbe.

 

  • Par la lettre « sin » (sin maftouha = sin qui porte une fatha). Lorsque cette lettre est attachée à un mot, on sait que celui-ci est un verbe.

 

  • Par la particule « sawfa ». Lorsque celle-ci vient introduire un mot (c’est-à-dire le précède) alors ce mot est un verbe.

 

  • Par la lettre « ta » (qui est le signe du féminin). Lorsque le « ta » féminin se trouve à la fin d’un mot on sait que celui-ci est un verbe plus précisément un verbe au passé (madi).

 

 

Le commentateur nous dit que le verbe se distingue des autres structures qui sont le nom et la préposition.

 

Le verbe a 4 signes. Lorsqu’un mot accepte un de ces signes, alors on sait que celui-ci est un verbe.

 

  1. La particule « qad » qui vient en introduction au mot
  2. La lettre « sin » qui vient s’accrocher au début du mot
  3. La particule « sawfa » qui vient toujours devant le mot
  4. Le « ta » féminin qui porte un soukoun en fin de mot

 

1/ En ce qui concerne le 1er signe « qad », celui-ci va introduire 2 catégories de verbe :

 

Ø      Le verbe au passé (madi)

Ø      Le verbe à l’inaccompli ( mudari’)

 

Si « qad » introduit un verbe au madi, cela va indiquer un des deux sens suivants :

 

v     Soit at-tahqiq (l’affirmation ou confirmation)

v     Soit at-taqlib (annoncer l’approche de l’action)

 

Exemples :

 

  • Sur la notion de confirmation :

 

ü     La parole d’Allah :

 

« Qad aflahal mou’minoun » = « Certes les croyants ont réussi. »

 

ü      Et la parole d’Allah lorsqu’Il dit :

 

« La qad radi Allah ‘anil mu’minin » = « Certes Allah exalté soit Il a agréer les croyants (ou a été satisfait d’eux). »

 

Dans ces deux versets on voit bien que le « qad » est venu pour insister sur l’action. Dans le premier verset les croyants ont bel et bien réussi et dans le second Allah a bel et bien été satisfait des croyants.

 

 

ü      3ème exemple :

 

« qad hadara mohamadoun » =  « Certes mohamed s’est présenté », c’est-à-dire est bel et bien venu.

 

 

ü      4ème exemple :

 

« qad sâfara khâlidoun » = « Certes, khalid a voyagé »

« Qad » est venu se placer devant le verbe au madi qui est « safara » pour confirmer le fait que khalid a voyagé.

 

 

  •  Sur l’annonce de l’approche de l’action :

 

 

ü     Celui qui fait l’annonce à la prière « iqama »

 

« qad qamati salat ». Lorsque l’on entend cette parole, on comprend que la prière approche et doit être bientôt accomplie. Cela signifie que la prière n’a pas encore été faite mais qu’elle va bientôt l’être.

 

« qad gharabat ach-chamsi »

 

 

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Si « qad » introduit un verbe au mudari’ cela va indiquer 2 sens :

 

 

v     At-taqlil (la faible probabilité)

v     At-takfir (la forte probabilité)

 

Exemples :

 

  • En ce qui concerne la faible probabilité, l’auteur nous cite les exemples suivants :

 

« qad yasdouqou alkadhabou »

= Il se peut que le menteur dise la vérité.

 

« Qad yakhoudou albakhirou »

=Il se peut que le radin donne.

 

« Qad yandjahou albalidou »

=Il se peut que le bête reussisse

 

 

  • En ce qui concerne la forte probabilité, l’auteur nous donne les exemples suivants :

 

« Qad yanâlou almoudjtahidou boughyatah »

Il est fort probable que celui qui fait des efforts obtiendra ce qu’il désire.

 

« Qad yaf’alou at-tafaoul kheyr »

Il est fort probable que la personne pieuse fasse le bien.

 

L’auteur nous donne aussi un exemple en nous citant un verset de poésie :

« 

Il est fort probable que celui qui espère atteigne certains de ses désirs et il est fort probable que celui qui est pressé glisse (ou qu’il fasse une erreur).

 

 

2/ les 2ème et  3ème signes qui permettent de reconnaître un verbe sont la lettre « sin maftouha » ainsi que la particule « sawfa ».

 

Ces deux signes rentrent seulement sur le verbe au mudari’ c’est-à-dire à l’inaccompli (équivalent du présent ou futur).

Selon l’école de grammaire de l’auteur (qui était koufi), le « sin » va désigner un futur proche tandis que « sawfa » va désigner un futur lointain.

 

En ce qui concerne le « sin » l’auteur nous donne l’exemple de la parole d’Allah :

 

« sayaqoulou as-soufaha’ou min an-nassi »

= Les gens faibles d’esprit diront .... 

« yaqoulou » exprime un futur proche.

 

« sayaqoulou laka al moukhalafouna »

= Les gens qui ont déviés diront... 

 

En ce qui concerne « sawfa » voici des exemples dans les paroles d’Allah :

 

« wa lasawfa you’tika rabouka fatarda »

= Allah te donnera ce que tu désires. 

 

« sawfa ya’tihim oukhoura houm »

= Nous leur donnerons leur récompense.

 

Sawfa exprime l’action dans un futur lointain.

 

Par exemple si on dit : « sa-ahoudjou inchallah » = « Je vais bientôt faire le hajj »

« sawfa  ahoudjou inchallah » = « Je vais faire le hajj »(dans un futur lointain ) 

 

 

Il y a un khilaf au sujet de « sin » et de « sawfa ». Certains disent qu’il n’y a pas de différence, qu’il s’agit de deux futurs et d’autres disent que « sin » est pour le futur proche et « sawfa » pour le futur lointain.

 

3/ En ce qui concerne le dernier signe, c’est le « ta » féminin qui porte un soukoun. Il rentre seulement sur un verbe au madi et jamais sur un verbe au mudari’. Son but est d’indiquer que le mot qui est en relation avec ce verbe est au féminin que ce soit un sujet ou le remplaçant du sujet (c’est lorsqu’on utilise un verbe à la forme passive)

 

« qalat ‘aîcha tou oumoul mou’minina »

La terminaison du verbe « qalat » est le « ta » avec soukoun c’est-à-dire le « ta » du féminin et donc on sait que le mot qui est lié à lui est féminin (ici c’est Aicha qui effectue l’action).

 

Ou par le remplaçant du sujet

 

« Le sol de notre maison a été couvert de tapis ».

Ici on a utilisé un verbe à la forme passive donc il ne s’agit plus d’un sujet mais d’un remplaçant du sujet (ceci sera étudié plus tard).

 

Rappel : Lorsque le « ta sakin » rencontre un autre soukoun, on casse le premier et on met une kasra à la place.

Exemple :

 

« qalat » et « mra’atoun » devient « qalati mra’atoun »

 

 

On peut constater que l’auteur a cité trois catégories :

 

  1. La première catégorie est spécifique au signe qui ne rentre que sur le verbe au madi (passé). Il s’agit du « ta » féminin

 

  1. La deuxième catégorie est spécifique aux signes qui ne rentrent que sur le verbe au mudari’. Il s’agit de « sawfa » et de « sin ».

 

  1. La troisième catégories est celle du signe qui rentre sur le verbe au mudari’ et au madi. Il s’agit de « qad ».

 

 

L’auteur du matn n’a pas parlé du signe suivant :

 

 

Ø      Le verbe à l’impératif (lorsque l’on demande à quelqu’un d’effectuer une action).

 

Les signes du verbe à l’impératif sont :

 

1.            Le « ya al moukhâtaba »

2.            Le « nun at-tawkid »

 

 

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      1. Lorsqu’il y a le « ya al moukhâtaba à la fin d’un mot on sait que celui ci est un verbe et plus précisément un verbe à l’impératif.

 

            Exemple :

 

                        Ouq ‘oud / Ouq ‘oudi : 

Ce mot accepte le « ya al moukhâtaba » donc on peut en déduire qu’il s’agit d’un verbe qui de plus est à l’impératif.

 

 

2. Pour confirmer une phrase les arabes utilisent des particules appelées « hourouf at-tawkid »

 

            Exemple :

 

                        Ouktoub / Ouktoubouna

Ce mot accepte le « nun at-tawkid » donc on sait que celui-ci est un verbe à l’impératif.

retranscription d un cours d 'ibnou Ahmed faites par

Oumou-tasnîm

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