Texte Original et Traduction :
«
قال: فالاسم يُعْرَفُ: بالْخَفْضِ، وَالتَّنْوِينِ، وَدخولِ الألِفِ وَالَّلامِ، وَحُرُوفُ الْخَفْضِ، وَهيَ: مِنْ، وَإلي، وَعَنْ، وَعَلَى، وَفي، وَرُبَّ، والْبَاءُ، والْكافُ، وَالَّلامُ، وحُرُوفُ القَسَمِ، وهِيَ: الْوَاوُ، والْبَاءُ، والتَّاءُ »
« Il (al-‘Ajroum) a dit : donc, le nom est défini par : le cas indirect, le dédoublement de la voyelle, l’introduction de l’article défini et les prépositions du cas indirect qui sont : min, ‘ilaa, ‘an, ‘alaa, fii, roubba, al-baa’ou, al-kaafou, al-laamou et les lettres pour jurer attribuées à Allah seul comme al-waaou, al-baa’ou et at-taa’ou. »
Commentaires et
Traductions :
Le nom se reconnaît par le khafd ou appelé djar également (hourouf).
La grammaire a été développée surtout en Irak. A l’époque, il y avait deux grandes villes : Basra et Koufa.
De ces deux grandes villes sont sortis deux écoles de grammaire : l’école Basriyoun et l’école Koufiiyoun.
Chacune d’elles a ses propres syntaxes : dans l’une des écoles, le khafd veut dire le cas indirect (c'est-à-dire la terminaison par la kasra) et dans l’autre école, on dira al-djar et c’est le cas indirect aussi.
Le cas indirect est lorsque le nom se retrouvera après une préposition du cas indirect (un harf khafd ou un harf djar), et il prendra alors une kasra.
Quatre signes permettent de reconnaître un nom. Ils sont les suivants :
u
Premier signe : بالْخَفْض
On reconnaît un nom par le signe du cas indirect soit (al khafdou ou al djarou) et c’est la Kasra. Lorsque le mot se termine par une kasra, on sait alors que ce mot sera un nom.
v
Deuxième signe : التَّنْوِينِ
On reconnaît un nom par le tanwin qui est le dédoublement de la voyelle (de la harakat). On a trois harakats (damma
? « oun », fatha ? « an » et kasra ? « in »). Le soukoun est une voyelle muette. Ainsi, lorsqu’on trouvera à la fin de la terminaison d’un mot, le tanwin, le mot sera donc un nom.
w
Troisième signe : دخولِ الألِفِ وَالَّلامِ
On reconnaît un nom lorsque que le mot est introduit par l’article défini. Si le mot est défini par l’article défini, c'est-à-dire (alif-lam attarif), ce mot sera automatiquement un nom.
x
Quatrième signe :
On expliquera le sens de chacune de ses prépositions plus tard incha Allah.
Remarque :
Ibn Adjroum est Koufi. Les Koufiyoun utilisent le terme de khafd, alors que les Basriyoun utilisent le terme de djar. Pour les débutants ce n’est pas important de savoir cela.
On reconnaît un nom lorsque qu’un mot est introduit par l’entrée d’une préposition (harfoul-khafdi ou harfoul-djari), c'est-à-dire la préposition du cas indirect.
Ci-dessous, voici neuf prépositions du cas indirect :
Et il en a rajouter trois autres qui sont spécifiques pour jurer (
مِنْ, إلي, عَلَي, عَنْ, في, رُبَّ, الْبَاءُ, الْكافُ, الَّلامُ.حُرُوفُ القَسَمِ) : الْوَاوُ, الْبَاءُ,التَّاءُ .وأقول
: للاسم علامات يتميَّز عن أخَوَيْه الفِعْلِ والْحَرْفِ بوجود واحدةٍ منها أو قَبُولِها، وقد ذكر المؤلف ـ رحمه الله ـ من هذه العلامات أرْبَعَ علاماتٍ، وهي الْخَفْضُ والتَّنْوِينُ ودخولُ الأَّلف والَّلام، ودُخول حرفٍ من حروف الخفض.
Le commentateur nous dit : En ce qui concerne le nom, le nom a des signes qui se distinguent de ses autres semblables, ses autres catégories, de ses autres types de mots.
En effet, on avait dit que le mot se divisait en trois : ses semblables sont le verbe et la préposition par des signes. Par le fait qu’il y ait un des signes qu’on ait cité au dessus ou que l’un des signes soit accepté par le mot.
Ici l’auteur, qu’Allah l’agrée, nous a cité quatre signes :
u
Il a cité le khafd, le cas indirect, le fait qu’il y ait une kasra à la fin du mot,v
Le tanwin, le dédoublement de la haraka,w
L’introduction de l’article défini (alif-lam attarif) dans le nom,x
L’introduction des prépositions du cas indirect dans le nom.
أما الخفض فهو في اللغة
: ضد الارتفاع، وفي اصطلاح النحاة عبارة عن الكسرة التي يُحْدِثُهَا الْعامل أوْ ما ناب عنها، وذلك مثل كسرة الراءِ من " بكرٍ " و"عمرو " في نحو قولك: " مَرَرْتُ بِبَكْرٍ " وقولك " هذا كِتابُ عَمْرٍو " فبكْرٌ وعمرٌو: اسمان لوجود الكسرة في أواخر كل واحِدٍ منهما.
j
Explication du premier signe de la reconnaissance du nom : al-khafdou الخفضEn ce qui concerne le cas indirect, le khafd dans la langue arabe, cela veut dire le contraire de l’élévation (quelque chose qui est bas) : « at-tasafou ».
Quand on dit que quelque chose est « makhfoud », cela veut dire quelque chose qui est bas. Par exemple, je te dis Ikhfid as-sawt « Baisse le son ».
Et dans la syntaxe des grammairiens, c’est ce qui explique la kasra qui a été provoquée par un acteur grammatical ou quelque chose qui remplace cet acteur grammatical. L’acteur grammatical est celui qui va causer l’apparition de la kasra comme les prépositions du cas indirect qui précèdent un nom.
On verra plus tard qu’al-moudaf ilay (complément de nom) prend toujours une kasra à sa terminaison. L’acteur grammatical qui a fait qu’al-moudaf ilay a pris une kasra, est le moudaf (l’annexé).
Donc, il y a deux cas où le nom prendra une kasra à sa terminaison :
u
Lorsqu’il sera introduit par une préposition du cas indirect (harf djar),v
Les acteurs grammaticaux qui ont causés l’apparition de la kasra à la terminaison d’un mot sont : le harf djar et le moudaf (l’annexé).
Lorsqu’il sera moudaf-ilay (complément de nom).
Exemples :
بكرٍ et la kasra de la lettre ra du mot ‘Amrin عَمْرٍو.مَرَرْتُ بِبَكْرٍ « je suis passé (aller voir) par Bakr ». La Kasra a été causée par l’acteur grammatical bi بِ qui appartient aux prépositions du cas indirect (hourouf djar).هذا كِتابُ عَمْرِ « C’est le livre de ‘Amr ». La kasra a été causée par l’acteur grammatical qui est le moudaf (l’annexé), c’est-à-dire kitaabou كِتابُ « le livre », et de ce fait ‘Amr est le moudaf ilayh prenant la kasra.وأما التنوين
: فهو في اللغة التَّصْويت، تقول: " نَوَّنَ الطَّائِرُ " أي: صَوَّتَ. وفي اصطلاح النُّحَاة هو: نُونٌ ساكنةٌ تَتْبَعُ آخِرَ الاسم لفظًا وتفارقهُ خَطًا للاستغناء عنها بتكرار الشَّكلة عند الضبْطِ بالقلم، نحو: محمدٍ، وكتابٍ، وإيهٍ، وصَهٍ، ومُسْلِمَاتٍ، وفَاطِمَاتٍ، و حِينَئِذٍ، وَسَاعَتَئِذٍ، فهذه الكلمات كلها أسماءٌ، بدليل وجود التنوين في آخرِ كلِّ كلمة منها.
k
Explication du deuxième signe de la reconnaissance du nom : at-tanwiin التنوينL’origine du Tanwiin chez les linguistes, c’est at-taswit, le gazouillement. Par exemple, en arabe, on dit l’oiseau a gazouillé
Et chez les grammairiens, c’est un noun sakina
Lorsque je prononce : Mouhammad
نَوَّنَ الطَّائِرُ. C’est le fait de siffloter. Cela veut dire صَوَّتَ « il a fait un bruit, il a fait un son ».نْ qui suivra à la terminaison (fin) d’un mot. Il sera prononcé (lafzhan) oralement à la terminaison (fin) du mot, mais il ne va pas apparaître à l’écrit. Ce noun sakina نْ ne suffit pas, donc il va être remplacé par une deuxième damma, ou une deuxième fatha ou bien une deuxième kasra. Il sera représenté par le dédoublement de la voyelle (harakat).oun, on entend un noun sakina. Et aussi lorsque je dis baiitan, baiitoun, baiitin, on entend un noun à la fin.
Exemples :
—
Mouhammad محمدٍ,
—
Un livre كتابٍ,
—
Les deux mots وإيهٍ، وصَهٍ sont laissés de côté car ils sont particuliers (peut-pas explique car cela va nous perturber),
—
Des Musulmanes مُسْلِمَاتٍ,
—
Des Fatimas فَاطِمَاتٍ (des personnes prénommées Fatima),
—
En ce moment حِينَئِذٍ,
—
Donc, tous ces mots qu’on a cités, sont tous des noms, du fait qu’ils aient acceptés le tanwiin à leurs terminaisons. Le tanwiin est le signe de l’indéfini baitoun
En cette heure سَاعَتَئِذٍ.بَيْتٌ « une maison », au contraire de l’article défini « al » au début d’un mot qui est le signe du défini.العلامة الثالثة
: دخول " أَلْ " في أول الكلمة، نحو " الرجل، والغلام، والفرس، و الكتاب، والبيت، والمدرسة " فهذه الكلمات، كلها أسماء لدخول الألف واللام في أوَّلها.
l
Explication du troisième signe de la reconnaissance du nom : introduction de l’article défini أَلْ au début du motPar exemple :
—
Le livre الكتاب—
L’enfant الغلام—
L’homme الرجل—
L’école المدرسة—
Donc, tous ces mots sont des noms, car ils ont accepté l’article défini
La maison البيت ال « al » au début du mot.
العلامة الرابعة
: دخول حرفٍ من حروف الخفض، نحو
m
Explication du quatrième signe de la reconnaissance du nom : introduction d’une préposition de parmi les prépositions du cas indirectCela revient à introduire un mot par une préposition de parmi les prépositions du cas indirect (c’est-à-dire qu’il y ait avant ce mot-là, une préposition du cas indirect), un harf khafd selon les Koufiyin ou un harf djar selon les Basriyin.
Par exemple, analysons la phrase suivante :
« Je suis parti
de la maison vers l’école. » ذهبتُ من البيت إلي المدرسَةِIci, on voit que al-baitou et le mot al-madrasati sont des noms car :
¡
Ils ont été introduits par une préposition du cas indirect (en rouge dans la phrase),¡
Le commentateur donne ici une petite introduction en ce qui concerne le sens des prépositions du cas indirect :
Ils ont accepté l’article défini ال au début de leurs mots.
وحروف الخفض هي
: "من" ولها معانٍ: منها الابتداءُ، نحو:
والْبَاءُ: " مَرَرْتُ بالْوَادِي ".
Le commentateur nous explique le sens des 9 prépositions du cas indirect
حروف الخفض. Il nous donne un sens de chaque préposition qui est la plus utilisée, mais il y a d’autres sens.
®
Ex :
Ex =
مِنْ >> Min, parmi ses sens de min c'est alibtidaou = c’est le fait de commencer, le commencementسَافْرتُ مِنَ الْقَاهِرَةِ j’ai voyage du Caire c’est a dire que j’ai débuté mon voyage a partir du Caire.إلى >> Ilaa, parmi ses sens c’est alintihaou = c'est-à-dire la fin de l’action c’est le fait de terminer, un sens de finذهب حامد إلى.الجامعة. = Hamid est parti jusqu'a l'université, ici le sens est que Hamid a fini son action d’aller vers l’université et il y est arrive ????
سَافَرْتُ
إلي الإِسْكَنْدَرِيَّةِ J’ai voyage vers Alexandrie , ici le sens est que j’ai fini mon voyage a Alexandrie
عنْ
Ex :
>> ‘An, = parmi ses sens c’est Almouwadjazatatou le fait de traverser quelque chose, de dépasser une endroit, de dépasser une chose.رَمَيْتُ السَّهْمَ عَنِ الْقَوْسِ J’ai envoyé la flèche à travers l’arc c'est-à-dire que la flèche a passer a traverser l’arc.
على
Exemples :
>> ‘Alaa, = parmi ses sens c’est Alisti’laaou le fait de éleverالكتاب
على المكتب = Le livre est sur le bureau
صَعِدْتُ
عَلَي الْجَبَلْ Je suis monte au dessus de la montagne, c’est a dire que mon déplacement c’est fait au dessus de la montagne
في
Exemple :
الفصلِ
الطالب في = L’élève est dans la classeالْمَاءُ
في الْكُوز L’eau est dans le verre c’est a dire que le l’eau se trouve dans le verre
رُبَّ >> Rouba, parmi ses sens c’est Attaqlidou =cas indirect = dans le sens de probabilité peut être que, il se peut que
ربّ
ألرجلِ فقير Ghouba rradjouli faqiiiron = Peut être que l’homme est pauvre
الباءُ
الكاف
Leyla kalbadri l'exemple layla est comme la pleine lune c a dire qu’elle belle c une métaphore
1 almilkou = c’est la possession
2 alirtissar = l'appartenance bien précis de quelque chose e
ُ >> Al kaf, = Parmis ses sens il y a attachbi’ = la ressemblance =الامُlam, on va donner 3 sens =هذا
البيت للمهندس. هذه السيّارة لعلي
3 alistirkaou = Il est utilise pour le mérite =
ألحمد لله= la louange revient a Allah
>> Baou, il a beaucoup de sens, parmis ses sens, il y a tahdiyatou = je suis passe par l’oued, c’est le fait de traverser, de passer par>> Fii, parmi ses sens Addharfiyatou = c'est-à-dire le fait de se retrouver a l’intérieur de quelque chose, c’est a l’intérieur de quelque chose ومن معانيها التعدية، نحو من معانيها الانتهاء، نحو من علامات الاسم
Ici, on a la kasra de la lettre ra du mot bakrin
On a vu que Bakr a pris une kasra dans la phrase suivante
On a vu aussi que ‘Amr a pris la kasra dans la phrase suivante
L’auteur nous dit que bakrin et ‘Amrin sont deux noms, car ils ont pris tous les deux la kasra à leurs terminaisons.
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